Plastisol

Les leurres souples sont fabriqués à l’aide d’un mélange de produits chimiques appelé « plastisol ». Il s’agit d’une dispersion de PVC (polychlorure de vinyle) dans un système plastifiant. Ce dernier est ajouté pour rendre le PVC flexible.

Le nom générique « plastisol » englobe beaucoup de formulations qui ont toutes en commun un point fondamental : sous l’action de la chaleur (160-180°C) elles quittent leur état liquide initial pour entrer dans un stade vitreux puis solide, sans perte de poids ni changement de volume notables.

Le PVC n’est ni biodégradable sous l’effet de micro-organismes, ni photo-dégradable sous l’effet des rayons ultraviolets. Il a donc forcément un impact sur l’environnement.
A contrario, un matériau vert n’a pas d’impact sur l’environnement, soit parce qu’il se dégrade dans la nature, soit parce qu’il est d’origine naturelle et que sa présence ne génère pas de pollution.

Il apparaît donc que la solution serait de rendre le PVC biodégradable ou bien d’utiliser d’autres produits que le plastisol. Plusieurs solutions ont été envisagées et testées notamment au Laboratoire d’Etude et de Caractérisation des Amorphes et Polymères (LECAP).
Des essais de fabrication à partir de produits du commerce non naturels ont fourni des produits qui résistent très bien à l’eau. Mais leur dureté est beaucoup trop élevée et ils n’ont pas de comportement élastique. Les produits obtenus à partir de bases naturelles (gélatine) quant à eux ne sont pas assez flexibles et élastiques. De plus, ils sont très fragiles.

Les recherches privées se poursuivent car l’enjeu économique est important, mais la mise au point d’un matériau vert n’est pas hélas d’actualité.

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